Liste des 30 maladies reconnues par la MDPH

Par Anthony Joly

Publié le 11/12/2025

Liste des 30 maladies reconnues par la MDPH

Vous cherchez une liste claire pour savoir si votre situation peut ouvrir des droits auprès de la MDPH et comment les activer rapidement. Voici un guide pratique, pensé pour vous aider à comprendre, comparer et passer à l’action. Vous y trouverez la liste de 30 pathologies fréquentes, des critères expliqués simplement et des conseils concrets pour maximiser vos chances d’obtenir une aide liée aux maladies reconnues par la MDPH.

💡 À retenir

  • Environ 12 millions de Français sont concernés par des maladies reconnues par la MDPH.
  • Les maladies listées incluent des pathologies telles que le cancer, la sclérose en plaques et l’autisme.
  • Des études montrent que 80% des demandes d’AAH sont acceptées pour ces maladies.

Liste des 30 maladies reconnues

La MDPH ne statue pas sur la base d’un simple nom de maladie, mais sur l’impact fonctionnel au quotidien. Pour vous guider, voici 30 pathologies fréquentes, proches de la logique des ALD 30, qui ouvrent souvent à une reconnaissance et à des aides lorsque les limitations sont significatives et durables.

Le diagnostic ne suffit pas, il faut décrire précisément vos difficultés. Comme le dit Sophie, 42 ans, atteinte de sclérose en plaques: “J’ai obtenu la RQTH en détaillant mes fatigues imprévisibles et mes troubles cognitifs, pas seulement mon IRM”.

Détails sur chaque maladie

Voici un panorama concret des maladies reconnues par la MDPH, avec l’impact typique et l’aide souvent accordée en pratique.

1. Cancers (tumeurs malignes, leucémies, lymphomes) : traitements lourds, fatigue, douleurs. Souvent RQTH, AAH en cas de retentissement durable.

2. Sclérose en plaques : troubles moteurs, cognitifs, poussées. RQTH, AAH selon le taux, PCH si besoin d’aide humaine.

3. Maladie de Parkinson : lenteur, tremblements, rigidité. RQTH, aménagements de poste, AAH si autonomie réduite.

4. Épilepsie sévère : crises imprévisibles, restrictions de conduite. RQTH, aménagements horaires, AAH si limitation marquée.

5. Autisme/TSA : communication sociale et sensorielle impactées. AEEH pour enfants, RQTH et accompagnement à l’âge adulte.

6. Schizophrénie : symptômes positifs et négatifs, isolement. RQTH, orientation médico-sociale, AAH fréquente.

7. Troubles bipolaires : alternance des phases, retentissement pro. RQTH, aménagements, AAH selon sévérité.

8. Dépression récurrente sévère : trouble de l’énergie, concentration. RQTH, temps partiel thérapeutique, AAH si altération durable.

9. Déficience intellectuelle : apprentissages et autonomie affectés. AEEH, AAH à l’adulte, accompagnement spécialisé.

10. Diabète de type 1 compliqué : hypoglycémies, neuropathies. RQTH, AAH en cas de limitations significatives.

11. Diabète de type 2 compliqué : fatigabilité, complications vasculaires. RQTH et AAH selon le retentissement.

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12. Insuffisance rénale chronique, dialyse, greffe : contraintes de soins, fatigue. AAH fréquente, PCH si besoin.

13. Insuffisance cardiaque sévère : essoufflement, limitation d’effort. RQTH, AAH si capacité réduite au quotidien.

14. Cardiopathie ischémique (post-infarctus) : douleurs, baisse de tolérance à l’effort. RQTH, aménagements, AAH selon cas.

15. AVC avec séquelles : déficits moteurs, aphasie. PCH pour aide humaine, AAH selon le taux.

16. Lésion médullaire, paraplégie/tétraplégie : mobilité et soins. PCH, aménagement du logement, AAH.

17. Sclérose latérale amyotrophique (SLA) : perte progressive motrice. PCH, aides techniques, AAH.

18. Dystrophies musculaires : faiblesse, fauteuil. PCH, AAH, orientation vers services spécialisés.

19. Myasthénie grave : fatigabilité fluctuante. RQTH, AAH si restrictions importantes.

20. BPCO sévère : essoufflement, oxygénothérapie possible. RQTH, AAH si autonomie réduite.

21. Mucoviscidose : infections, traitements intensifs. AAH, PCH pour aides techniques.

22. Polyarthrite rhumatoïde : douleurs, raideur, gestes limités. RQTH, aménagements, AAH si atteinte fonctionnelle élevée.

23. Spondylarthrite ankylosante : raideur du rachis, douleur. RQTH, AAH selon le retentissement.

24. Lupus et connectivites : atteinte multisystémique, fatigue. RQTH, AAH si limitations durables.

25. MICI (Crohn, RCH) : douleurs, urgences, fatigabilité. RQTH, aménagements, AAH en cas de formes sévères.

26. Cirrhose et hépatites chroniques : asthénie, complications. RQTH, AAH selon la gravité.

27. VIH/sida : charge thérapeutique, comorbidités. RQTH, AAH selon le retentissement.

28. Drépanocytose et thalassémie majeures : crises douloureuses, anémie. RQTH, AAH, aménagements scolaires/pro.

29. Déficience visuelle sévère/cécité : orientation, lecture, mobilité. PCH, AAH, CMI.

30. Surdité profonde : communication, accès à l’information. PCH, interprétariat LSF, AAH selon autonomie.

Conseil pratique utile: appuyez chaque diagnostic par un certificat détaillant les gestes de la vie quotidienne difficiles, la durée des limitations et les adaptations déjà mises en place.

Critères d’éligibilité

Critères d'éligibilité

La MDPH évalue l’impact de votre état sur la vie quotidienne et professionnelle. Les limitations doivent être durables, en général pendant ≥ 1 an. Le taux d’incapacité est estimé via un guide officiel et oriente les droits, notamment 50% pour certaines aides et 80% pour d’autres.

L’AAH dépend soit d’un taux d’incapacité, soit d’une restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi. Un dossier complet décrivant concrètement comment les maladies reconnues par la MDPH affectent votre autonomie augmente nettement les chances de réussite.

Qu’est-ce que la MDPH ?

La Maison Départementale des Personnes Handicapées est le guichet unique qui accueille, informe et instruit les demandes. Elle coordonne l’évaluation médico-sociale et soumet une proposition à la commission compétente, la CDAPH.

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Elle attribue des droits et prestations: allocations, cartes, accompagnements, orientations vers des dispositifs d’insertion ou des établissements spécialisés, selon vos besoins.

Comment faire une demande ?

Préparez votre démarche pas à pas pour que votre dossier parle pour vous, sans jargon inutile.

  • Rassemblez le formulaire MDPH, un certificat médical récent et les pièces d’identité utiles.
  • Décrivez vos difficultés concrètes: se laver, cuisiner, marcher, travailler, se concentrer, gérer un traitement.
  • Faites préciser par le médecin la durée prévisible, les effets secondaires et les contre-indications.
  • Joignez des preuves: bilans kiné, ergothérapeute, neuropsy, attestations d’employeur ou d’école.
  • Gardez des copies et suivez l’avancement. En cas de refus, un recours gracieux ou contentieux est possible.

Aides disponibles selon les maladies

Les aides ne sont pas automatiques ni strictement “par maladie”. Elles dépendent du retentissement et des besoins.

  • AAH pour compenser une incapacité ou une restriction durable d’accès à l’emploi.
  • PCH pour financer aide humaine, aménagement du domicile ou du véhicule, aides techniques.
  • RQTH pour obtenir des aménagements de poste, une protection renforcée et un accompagnement vers l’emploi.
  • AEEH pour les enfants, parfois avec compléments selon la charge de soins.
  • Cartes CMI (priorité, invalidité, stationnement) pour faciliter les déplacements et l’accès aux services.

Impacts des maladies sur la vie quotidienne

Deux personnes avec un même diagnostic peuvent vivre des réalités très différentes. La MDPH regarde la fatigabilité, la douleur, la mobilité, la cognition, la communication, la gestion d’un traitement, et l’autonomie dans les actes essentiels. Décrire ces dimensions de façon précise aide à qualifier les maladies reconnues par la MDPH dans votre situation.

Exemple concret: Julien, après un AVC, marche avec une canne mais peine à préparer ses repas et à gérer ses papiers. Sa PCH finance une aide à domicile et des séances d’ergothérapie qui ont sécurisé son quotidien.

  • Tenez un “journal des difficultés” sur 2 à 3 semaines pour objectiver les jours avec et sans.
  • Listez les aides déjà mobilisées et celles qui manquent: temps de soins, déplacements, équipements.
  • Demandez un bilan ergothérapique pour montrer les gestes limités et les aménagements recommandés.
  • Pensez aux impacts invisibles: troubles cognitifs, hypersensibilité sensorielle, effets secondaires des traitements.

Si votre maladie évolue, signalez les aggravations et actualisez votre dossier. Démontrer l’effet réel des maladies reconnues par la MDPH sur le sommeil, l’énergie, la concentration ou la douleur permet d’ajuster les aides au plus juste.

Anthony Joly

Anthony Joly, passionné par l'univers des affaires, partage des conseils pratiques et des stratégies innovantes sur mon blog. Mon objectif est d'aider les entrepreneurs à naviguer dans le monde du business avec confiance et succès. Rejoignez-moi dans cette aventure !

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